Petit Prince au ciné : on a aimé se souvenir !

Publié le par Jean Philippe Demont-Pierot

Petit Prince au ciné : on a aimé se souvenir !

Un de mes plaisirs : emmener mes deux petites filles, Lina et Natalia, au cinéma. Quand j'écris «petites» ce n'est pas générationnel mais leur âge, 4 et 6 ans et parce que je suis aussi le père d'une plus grande âgée de 24 ans

Revenons à l'essentiel de ce post. Ces deux petites, gavées de TV, aiment à lever leurs têtes sur un grand écran. Souvent pour des films pour enfants, quelquefois ceux réservés aux adultes mais toujours ce même plaisir de les voir plonger dans l'histoire avec leurs rires, soupirs, larmes, joies qui effacent pour quelques instants toutes les misères du monde. Bref, aujourd'hui, ce fut le « Petit Prince ».

Me concernant, une plongée dans mes premières émotions d'enfant -je devais avoir sept ans- lorsque mon père m'offrit le livre. Je crois pouvoir écrire que sa lecture m'avait saisi tout entier, ouvrant mes yeux sur un autre monde, la poésie et finalement l'essence même de la vie, l'attachement, le,détachement, la mort à peine figurée par la morsure du serpent et ce départ qui n'est jamais une séparation. Pour celles et ceux qui l'ont lu -ils sont fort nombreux !- ce texte est un matériel nucléique d'un virus bienveillant qui s'intègre dans votre ADN, synthétise émotions et regards, interdit de vieillir vraiment. Bref, un de ces petits textes de rien du tout qui fondent une éthique.

Si Lina et Natalia furent captivées, je fus surpris par cette liberté des scénaristes d'avoir intégré le récit de Saint-Exupéry dans une histoire un peu complexe, fortement « waltdisneyisée » sans la fraîcheur, la beauté et simplicité du texte original. Et c'est la faiblesse de ce film, cette alternance entre poésie et formalisme, évidence et extravagance...

Lina et Natalia ont adoré ce film, je vais leur acheter le livre !

Publié dans Films

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